Gestion de communauté et des réseaux sociaux chez POP culture + numérique pour le projet PIVOT

Par Madeleine GAUTHIER

Pour  ma maîtrise, je travaille avec des données du projet PIVOT qui est né d’une collaboration entre des chercheur-e-s de MCGill et une équipe créative de l’officie national du film. Puis, dans le cadre d’un stage pour le programme LIEN-D, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe de POP culture + numérique en charge de la stratégie numérique du projet PIVOT. Dans ce billet, je souhaite partager un peu de mon expérience en plus de souligner les projets et les organisations pour et avec qui j’ai collaborés.

Tout d’abord, PIVOT est un projet d’action recherche qui cherche à identifier quels discours et histoires motivent l’action climatique chez les petites et moyennes entreprises canadiennes. Par le fait même, PIVOT s’inscrit dans une démarche transformative dont l’objectif est d’aider les entreprises à intégrer des pratiques durables dans leurs opérations. Sur une plateforme numérique, des entreprises de plusieurs secteurs présentent leurs initiatives environnementales, leur parcours et les astuces qui en ressortent. L’équipe de recherche analyse ensuite quelles histories suscitent le plus d’interactions sur la plateforme web du projet.

Les projets de recherche où la collecte de données se fait sur des plateformes numériques émergentes nécessitent l’appui de plusieurs parties prenantes pour garantir leur réussite.  Entre autres, il est primordial d’assurer une bonne visibilité du projet sur les réseaux sociaux afin d’attirer de potentiel-le-s utilisatrices, utilisateurs et participant-e-s.

POP culture + numérique est une jeune PME qui s’intéresse aux stratégies numériques des entreprises dans le domaine de la culture. En partenariat avec leurs clients, POP culture + numérique se charge du développement d’audience, du plan de découvrabilité, du déploiement des campagnes en plus d’assurer un suivi des mesures de différents indices clé sur les plateformes web pour déterminer comment ajuster les campagnes publicitaires à venir. Lors de mon passage dans l’équipe, j’ai participé à deux tâches principales, soit la gestion de communaté ainsi que la collecte de données sur les réseaux sociaux.

Gestion de communauté
La gestion de communauté sur les réseaux sociaux requière une attention continue et spécifique. L’objectif est de répondre à toutes les interactions sur les réseaux sociaux au nom d’une entreprise ou d’une institution. Dans le cadre d’un projet de recherche, il importe alors de répondre aux commentaires et questions pour informer les gens du projet en plus de les relancer pour mousser les interactions et encourager l’algorithme à montrer les publications à d’autres utilisatrices ou utilisateurs. Avant de se lancer dans cette tâche pour le projet PIVOT, il a été essentiel de déterminer quel était le rôle de PIVOT, son point de vue ainsi que son approche pour répondre aux personnes en désaccord avec la démarche, etc.

Pour construire une communauté sur les réseaux sociaux, en plus d’être présent, il devient très important de faire des publications de contenu original et de partager le contenu de d’autres groupes connexes. Dans la cadre de PIVOT, j’ai effectué une veille stratégique, laquelle consistait à identifier du contenu scientifique et entrepreneurial à partager avec les abonné-e-s. En collaboration avec d’autres étudiant-e-s de McGill, j’ai aussi participé à la création de publications basées sur des entrevues faites auprès d’entrepreneur-e-s canadien-ne-s.

Collecte de données sur les réseaux sociaux
Pour apprendre à faire de la collecte de données sur les réseaux sociaux, j’ai d’abord fait de l’observation auprès des personnes responables chez POP culture + numérique. J’ai égalaement eu l’opportunité de faire une formation sur les méthodes de construction d’un tableau de bord avec Google data studio et de me familiariser avec le programme en utilisant les données du projet PIVOT. Ces outils sont directement reliés à la recherche puisqu’ils permettent de répondre à des questions comme: << Quel contentu publicitaire attire des utilisatrices et utilisateurs sur la plateforme web du projet de recherche? >> C’est en observant ces données qu’on peut mieux orienter une campagne publicitaire et s’assurer que l’argent investi est bien distribué.

Pour la majorité des stages, les étudiant-e-s cherchent à découvrir des outils complémentaires à ceuz qu’ils développent durant leur thèse. Dans mon cas, ces outils complémentaires que je développais sont lentement devenues plus centraux à mon travail de thèse! Au début de la pandémie, tout juste en commeçant mon stage chez POP culture + numérique, je me suis familiarisée avec des entrevues qualitatives riches dont un court extrait était dédié aux publications sur les réseaux sociaux. J’ai ensuite eu l’opportunité de réorienter mon sujet de thèse afin de travailler spécifiquement avec des entrevues issues du projet PIVOT. Bien que mes rôles de gestion de communauté et d’analyse de données web étaient largement différents du sujet de ma thèse et des méthodologies d’analyse d’entrevues, j’ai eu la chance d’approcher une même base de données de deux perspectives drastiquement distinctes et de penser à celles-ci de façon créatives et unique.

Images:
Un exemple d’une publication que j’ai créée basé sur une entrevue semi-structurée auprès d’une entrepreneure Québécoise.

                                                                                                             

Mots-clés: gestion numérique, recherche-action, action climatique

 J’ai un baccalauréat en biologie de l’Université McGill ainsi qu’une mineure en anthropologie. Je complète actuellement une maîtrise au département de biologie de McGill au sein d’une équipe de recherche multidisciplinaire. Dans mes recherches, je m’intéresse particulièrement à développer des outils permettant à différentes institutions d’agir sur les enjeux des changements climatiques, à explorer des méthodologies qui incluent la recherche participative et à utiliser le terrain de jeu de la science pour examiner des alternatives à l’économie actuelle à forte intensité de carbone.